Animal Politique est écrit avec une intelligence artificielle. Nous préférons vous le dire nous-mêmes, clairement, et vous expliquer comment, plutôt que de vous laisser le deviner.
Ce média défend l’idée que la politique peut encore agir, et que les outils d’aujourd’hui peuvent servir un projet collectif. Il serait étrange de le défendre en cachant nos propres outils. Alors voici, sans détour, ce que fait la machine, ce que font les humains, et ce que nous ne ferons jamais.
Ce que fait l’intelligence artificielle
Nous utilisons un grand modèle de langage, dont nous indiquons le nom sur demande. Il travaille à partir d’une charte éditoriale que nous avons écrite nous-mêmes : la ligne du média, ses thèmes, son ton, ce qu’il refuse. À partir d’un sujet que nous lui donnons, ou d’une actualité repérée dans notre veille, il rédige une première version d’article et de carrousel.
Il fait aussi quelque chose que peu de rédactions s’offrent : il produit, pour chaque texte, la liste de ses propres faiblesses, les objections qu’un contradicteur sérieux lui opposerait, et chaque chiffre qu’il a cité avec sa source. C’est notre garde-fou, et c’est là que la technologie nous rend meilleurs plutôt que plus rapides.
Ce que font les humains
Tout le reste. La ligne éditoriale est la nôtre, pas celle d’un algorithme. Le choix des sujets est le nôtre. Chaque chiffre, chaque date, chaque citation est vérifiée par une personne avant publication, et nous indiquons nos sources en bas de chaque article. Chaque texte est relu, souvent réécrit, parfois jeté. Rien n’est publié sans une décision humaine, et un directeur de la publication en répond, comme pour n’importe quel média.
Les réponses à vos commentaires sont écrites par des humains. Quand nous nous trompons, c’est un humain qui corrige et qui le dit.
Ce que nous ne ferons jamais
- Publier un texte généré sans relecture humaine.
- Laisser l’IA inventer un chiffre, une citation ou une source. Quand nous ne sommes pas sûrs, nous l’écrivons.
- Créer de fausses images ou de fausses vidéos de personnes réelles. Nos visuels sont typographiques, et ils l’assument.
- Faire parler une personnalité politique avec des mots qu’elle n’a pas prononcés.
- Utiliser l’IA pour vous répondre en nous faisant passer pour quelqu’un d’autre.
- Cacher qu’un texte a été écrit avec l’aide d’une machine. Cette page existe pour ça, et chaque article y renvoie.
Quand nous nous trompons
Nous nous tromperons. Une relecture humaine réduit les erreurs, elle ne les supprime pas. Si vous trouvez un chiffre faux, une source mal lue, un raisonnement bancal, écrivez-nous. Nous vérifions, nous corrigeons dans l’article, et nous indiquons en bas du texte ce qui a changé et quand. Les corrections sont publiques, pas discrètes.
Le règlement européen sur l’intelligence artificielle demande aux médias de signaler les contenus générés par une machine quand ils informent le public sur des sujets d’intérêt général, sauf lorsqu’un humain en assume la responsabilité éditoriale. Nous faisons les deux : un responsable humain, et cette page.
Pourquoi nous y croyons
Parce que c’est exactement le sujet de ce média. Animal Politique existe pour montrer que les outils d’aujourd’hui, mis entre de bonnes mains et au service d’un projet clair, peuvent faire ce qu’on les dit incapables de faire. Une rédaction d’une personne, avec une charte, une veille, une machine qui écrit vite et un humain qui vérifie lentement, peut produire chaque semaine des textes sourcés, argumentés, contradictoires avec eux-mêmes avant de l’être avec vous.
L’intelligence artificielle ne remplace ici ni le jugement, ni le courage, ni la responsabilité. Elle les rend possibles à une échelle qu’une seule personne n’atteindrait pas. C’est ce que nous attendons de la technologie en général, et de l’État en particulier : qu’elle serve, et qu’elle le fasse au grand jour.
Si vous avez des questions sur notre façon de travailler, posez-les. Un humain vous répondra.